FCO

Dans l'Allier, depuis le 14 décembre 2018, ce sont plus de 85 suspicions cliniques de FCO sur des bovins qui ont été déclarées aux services vétérinaires de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) par les vétérinaires sanitaires des élevages concernés. Il apparaît que plus de 80 % de ces suspicions cliniques sont confirmées par des analyses virologiques. Seule la présence du virus FCO de sérotype 8 a été détectée. Les élevages concernés sont répartis sur 51 communes.
Outre des troubles de la reproduction observés dans 7 % des cas, les signes cliniques relevés par les vétérinaires concernent exclusivement les veaux nouveaux-nés : troubles de la vue, de la locomotion et du système nerveux. Dans un même élevage, plusieurs veaux peuvent être atteints.

Par ailleurs, Les contrôles réalisés dans le cadre des échanges internationaux de bovins, de juillet 2018 à janvier 2019, ont permis de mettre en évidence un taux d'animaux porteurs de ce même virus de 32 %, rendant difficiles de telles transactions commerciales.
Le virus de sérotype 8, mis en évidence en 2008 puis réapparu en 2015, circule donc très largement dans les cheptels bovins bourbonnais et entrave les activités de la filière.
Bien que la FCO constitue une maladie contagieuse réglementée, la confirmation d'un cas clinique de FCO (de sérotype endémique 4 ou 8) n'entraîne aucune mesure coercitive de la part de l'administration. Néanmoins, il importe de rappeler que les conditions sanitaires à l'exportation vers certains pays tiers impliquent l'absence récente de cas clinique de FCO dans l'élevage d'origine des bovins concernés.

C'est dans ce contexte particulier que se sont réunis, le 23 janvier dernier, les représentants des services vétérinaires (DDCSPP), du groupement de défense sanitaire (GDS), du groupement technique vétérinaire (GTV) et du laboratoire départemental d'analyses vétérinaires (EUROFINS) . L'analyse de la situation épidémiologique de la maladie dans le département a permis d'identifier plusieurs explications au contexte actuel. Ainsi, la clémence climatique de l'année 2018 a été particulièrement favorable à l'activité de l'insecte vecteur du virus (Culicoides). Par ailleurs, une alimentation de qualité moindre du fait d'une couverture herbagère médiocre, conséquence de la sécheresse, peut expliquer une baisse de l'immunité des animaux. Enfin, il apparaît que, dans un contexte clinique apparemment favorable, de nombreux éleveurs ont abandonné progressivement la vaccination de leurs cheptels.
Les mesures de prévention contre la FCO ont été rappelées par le collectif réuni le 23 janvier 2019. Ainsi, la vaccination des cheptels reste la seule mesure efficace contre la circulation virale et l'apparition de cas cliniques. Plusieurs vaccins disposent d'une autorisation de mise sur le marché pour la protection des bovins contre les virus FCO. Ils peuvent être administrés aux animaux dès l'âge de 2 mois et demi. L'acte de vaccination peut être le fait de l'éleveur lui-même pour les animaux du cheptel souche (tous les reproducteurs non destinés aux échanges internationaux). A l'instar de tout autre vaccin, il est recommandé d'achever cette vaccination au plus tard 15 jours avant la mise à la reproduction. En outre, dans le cas de bovins destinés aux échanges intracommunautaires ou aux exportations, la vaccination doit être effectuée par un vétérinaire sanitaire qui certifie sa réalisation. Pour une protection optimale (des broutards en particulier), une vaccination précoce est recommandée.




Assemblée Générale Ordinaire

Nous avons l'honneur de vous inviter à participer à l'Assemblée Générale Ordinaire de votre Groupement de Défense Sanitaire du Cheptel Bourbonnais qui se tiendra le :
Mardi 19 mars 2019 à 17h00 à la salle polyvalente de NEUVY.

L'ordre du jour sera le suivant : présentation et adoption du rapport d'activité et du rapport financier de l'exercice 2018, situation sanitaire, rapport moral du Président, renouvellement et élections des administrateurs, vote des résolutions.

Intervention de Tony LIÈGE : la BVD dans mon exploitation.
Intervention du Dr Jean-Yves HOUTAIN de l'ARSIA (Belgique) : le programme d'éradication belge.


Fièvre Q

Des cas humains groupés de fièvre Q sont régulièrement recensés en France, donnant lieu à des investigations en élevage. Pour mémoire, les foyers de cas humains sont le plus souvent associés à la présence de petits ruminants (ovins et caprins), à une proximité entre les populations animales et humaines, et de manière privilégiée en cas de mises-bas et d'avortements en raison de la forte excrétion au cours de cette période. La transmission est principalement aérienne à partir d'aérosols infectieux dans l'environnement.

Dans ce contexte, une plaquette de sensibilisation vis-à-vis de la fièvre Q à destination des éleveurs a été élaborée par un groupe de travail multi-partenarial animé par GDS France, réunissant des acteurs de la santé animale et de la santé humaine.
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